🔔 Information importante. Le SOPK change officiellement de nom. C’est une décision historique, fruit de 14 ans de travail scientifique international. Voici ce que cela signifie concrètement pour les femmes et pour les professionnels de santé.
Il touche 1 femme sur 8 dans le monde, soit 170 millions de personnes. C’est la maladie hormonale la plus fréquente chez les femmes en âge de procréer, et pourtant jusqu’à 70 % des cas restent non diagnostiqués. Le syndrome des ovaires polykystiques, le SOPK, vient de changer officiellement de nom. Et ce n’est pas anodin.
SOPK ➜ SMOP : qu’est-ce qui change ?
Depuis le 12 mai 2026, le SOPK s’appelle officiellement SMOP : Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien (PMOS en anglais). Cette décision a été publiée dans The Lancet, l’une des revues médicales les plus prestigieuses au monde, et présentée au Congrès Européen d’Endocrinologie à Prague.
Ce n’est pas un simple changement de sigle. C’est une reconnaissance scientifique et médicale que ce syndrome touche tout le corps : les hormones, le métabolisme, la santé mentale, la fertilité, la peau, le poids. Bien au-delà des seuls ovaires.
Pourquoi l’ancien nom posait problème depuis des années
Le terme « polykystique » était médicalement inexact et trompeur. Les structures visibles à l’échographie ne sont pas des kystes, mais des follicules arrêtés dans leur développement. Aucun kyste pathologique n’est présent.
Cette erreur de terminologie a eu des conséquences bien réelles pendant des décennies :
- Des diagnostics retardés, parfois de plusieurs années
- Une prise en charge trop centrée sur la gynécologie, oubliant le métabolisme et la santé mentale
- De la stigmatisation et de l’incompréhension pour les patientes
- Un financement insuffisant de la recherche
« Le nom du syndrome ne reflétait pas efficacement ses caractéristiques et induisait la perception inexacte qu’il s’agissait principalement d’un syndrome gynécologique. »
Guidelines internationales 2023 sur le SOPK
Un consensus mondial historique
Ce changement est le fruit d’un travail scientifique colossal, mené sur deux décennies à l’échelle internationale. Le résultat a été publié le 12 mai 2026 dans The Lancet, l’une des revues médicales les plus prestigieuses au monde, et présenté au Congrès Européen d’Endocrinologie à Prague.
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sur tous les continents
« Ce n’est pas une décision prise à la légère. C’est l’aboutissement de deux décennies de frustration, de recherche et de mobilisation — des patientes comme des professionnels de santé. »
Ce changement ne s’arrête pas au nom. Il s’accompagne d’une mise à jour complète des recommandations cliniques mondiales, d’une révision de la formation médicale et d’une intégration dans les classifications internationales des maladies. Un tournant pour toutes les personnes concernées.
Vous êtes peut-être concernée sans le savoir
Le SMOP (ex-SOPK) se manifeste de façons très différentes d’une femme à l’autre. Vous pouvez être concernée si :
- Vos cycles sont irréguliers ou absents
- Vous présentez de l’acné persistante ou une pilosité excessive
- Vous avez du mal à perdre du poids malgré vos efforts
- On vous a déjà diagnostiqué un SOPK
- Vous rencontrez des difficultés pour concevoir
Grâce à ce changement de nom et aux nouvelles recommandations, vous bénéficierez désormais de :
- Un meilleur diagnostic, plus rapide et plus complet
- Une prise en charge globale : hormones, métabolisme, santé mentale
- Moins de stigmatisation et une meilleure compréhension de votre vécu
- Des recommandations médicales internationales actualisées
Le rôle des sages-femmes face au SMOP
En tant que professionnelles et professionnels de premier recours dans le suivi des femmes, les sages-femmes jouent un rôle clé dans le repérage et l’orientation des personnes atteintes de SMOP. Nous nous engageons à :
- Adopter la nouvelle terminologie dès aujourd’hui
- Vous orienter vers une prise en charge complète : hormones, métabolisme, santé mentale
- Lutter contre la stigmatisation liée à ce syndrome
🤝 Parlez-en à votre sage-femme.
Votre sage-femme est formée pour vous orienter vers une prise en charge globale du SMOP, sans jugement. N’attendez pas d’avoir toutes les réponses pour consulter.